FR-EN 
  
 
 
 
 


 SAFINAFI, LE SAVON NOIR DE BOBO

(Burkina Faso)

Savon noir, savon qui lave, parfume, hydrate, mousse….De toutes ces bulles, nous ne savons pas grand chose. Juste une idée de propre, de douceur. Et pourtant, à Bobo Dioulasso, il en dégage une autre saveur, un autre labeur. Bobo n’est pas une blessure ni une déchirure en plein cœur de l’Afrique, mais une ville du Burkina Faso, située au sud-ouest de Ouagadougou non loin de la frontière ivoirienne, en partie dédiée à ce produit : Le savon ou plutôt ce qu’il en reste. Là-bas, il n’a pas d’odeur mais pour ces femmes qui en vivent, il a celui de l’argent.

La SN Citec, est une usine bien organisée où rien ne se perd, où tout se récupère. De la plus petite à la plus grosse des matières. Cette société, fort connue de ce côté du monde, fabrique du savon en grosse, très grosse quantité. Comme toutes les autres usines, celle-ci n ‘échappe pas à la question des déchets. Certains s’en débarrassent par les airs, d’autres par les terres. Ici, c’est l’eau qui joue le rôle de décharge. Ces détritus sont déversés par des égouts pour atterrir dans une grande mare  qui, située non loin de l’usine est une aubaine pour ces femmes qui y vivent. Le déversement de la potasse n’est pas vain et la pollution pas tout à fait inutile.

Grâce aux déchets, Blandine, Justine et Rosette peuvent parmi les autres femmes du village, récupérer le moindre résidu pour créer de nouveaux savons.
Rien ne se perd, rien ne crée, tout se récupère… en une action-réaction immédiate.
Mais ces femmes le font par obligation de vie. Car les voir travailler mains et jambes emmaillotées dans des plastiques pour éviter le contact de leur peau avec les résidus chimiques, n’est pas un spectacle heureux. Elles triment, à côté des bidons, des fus chimiques et de toute autre substance issue de l’usine.

Après les différentes manipulations nécessaires à l’obtention d’un savon presque propre, ces femmes roulent la substance en boule et c’est sous cette forme, qu’il est vendu sur les marchés.

Dans cette zone industrielle, le superflu devient l’essentiel. Tout cela pour assurer la survie de l’un au bénéfice de l’autre.
Ingénieuse idée, finalement ……

vers le reportage...

 
EN PREPARATION
 
 
copyright O.Papegnies2007concept & design by i-bizz